Avec des mâchoires capables de casser des os comme des brindilles, qui a réellement besoin de gros bras ?
Une nouvelle étude suggère que les dinosaures comme Tyrannosaurus rex ont rétréci leurs membres antérieurs non pas à cause d’un problème génétique, mais parce que leur tête est devenue la principale machine à tuer. Lorsque vous pouvez mordre avec suffisamment de force pour écraser l’acier, les mains de grappin sont redondantes. Cinq lignées distinctes de théropodes ont effectué ce calcul évolutif exact, indépendamment, sur différents continents et à des millions d’années d’intervalle.
Nous connaissons la tendance depuis longtemps. Les grands prédateurs sont devenus plus gros. Leurs crânes sont devenus massifs. Leurs bras sont devenus minuscules.
Charlie Scherer de l’University College London note l’énigme. Nous connaissions le modèle. Nous ne savions pas pourquoi cela se répétait si régulièrement dans les familles dispersées. Nous ne comprenions pas non plus comment les os du crâne changeaient structurellement à mesure que les membres diminuaient.
André Rowe, de l’Université de Bristol, considère qu’il s’agit d’une question évolutive majeure pour les théropodes.
Scherer et son équipe ont examiné les chiffres. Ils ont analysé 85 espèces, mesurant tout, de la longueur des membres antérieurs à la masse corporelle. Ensuite, ils ont calculé un ratio spécifique. Quelle était la taille du bras par rapport à la tête ?
“S’il s’agit d’un thérobode prédateur et qu’il possède un crâne très robuste… il aura très probablement des membres relativement petits.”
Les calculs ne mentaient pas. La durabilité du crâne est directement corrélée à la réduction de la taille des bras. Peu importe où se trouvait le dinosaure sur l’arbre généalogique. Une tête robuste signifiait des bras courts.
Ce compromis tête-armes s’est produit cinq fois.
Les tyrannosauridés l’ont fait. Les Abélisauridés au museau court l’ont fait. Les Carcharodontosauridés à dents de couteau ont emboîté le pas. Les cératosauridés ont rejoint le club. Les mégalosauridés aussi. Fion Waisum Ma du ptérosaure Beipiao note que cette étude a été la première à mettre en évidence la tendance des cératosauridés et des mégasauridés. La quantification des traits révèle des signaux cachés.
Alors pourquoi ce rétrécissement ?
La proie est devenue plus grosse. Plus difficile à contrôler. Les dinosaures ont développé des crânes massifs et robustes pour les maîtriser. Le chef a fait le travail. Les bras n’étaient plus nécessaires pour lutter.
“La nature n’aime pas tout avoir en même temps”, explique Scherer. Maintenir à la fois un appareil mâchoire lourd et puissant et des membres antérieurs solides coûte cher. Biologiquement parlant, l’énergie est limitée.
D’autres géants ont fait le choix inverse. Spinosaures. Mégaraptors. Ils gardaient les bras longs. Ils en ont payé le prix avec des crânes élancés et moins puissants. Un compromis entre les dents et les griffes.
Cela signifie-t-il que ces petits bras étaient inutiles ?
André Rowe en doute. Ce n’est pas parce qu’un organe est petit qu’il est inactif. La mécanique reste probablement intéressante même sous une forme réduite. L’étude met en évidence à quel point l’évolution des dinosaures était extrêmement diversifiée.
Novateur. Réussi. Imprévisible.
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Ce n’est pas pour tout le monde. C’est robuste. C’est réel.
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