Comment le chocolat est passé de la monnaie aztèque au favori européen

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Le chocolat n’est pas qu’une friandise. C’est un artefact historique enveloppé dans du papier d’aluminium. Les Aztèques ne mangeaient pas seulement du cacao. Ils l’adoraient. La légende raconte que Quetzalcoatl, le serpent à plumes, dieu du vent, a fait descendre les fèves de cacao du ciel. Pour les autochtones, ce n’était pas une collation. C’était sacré.

Ils l’offraient aux dieux. Ils l’ont donné aux rois. Le souverain aztèque aurait bu du chocolat tous les jours. Ce n’était pas consommé sous forme de barre solide. C’était un rituel liquide. Les haricots étaient si précieux qu’ils servaient de monnaie. Il fallait dix haricots pour un lapin. Cent haricots ont acheté un esclave.

Les Espagnols ratent le cap

Puis vint Christophe Colomb. Il y a cinq cents ans, il débarqua sur Guanaja, une île au large des côtes du Honduras. Les habitants l’ont accueilli avec des cadeaux. Parmi eux se trouvait un sac de fèves de cacao brunes. Colomb les regarda. Il ne savait pas quoi en faire. Les insulaires ne se contentaient pas de livrer le produit brut. Ils lui ont montré comment faire du tchocolatl. Ils broyèrent les haricots. Ils ont ajouté des épices. Ils se sont mélangés à l’eau.

Le résultat était une infusion mousseuse, piquante et amère. Cela ne ressemblait en rien au chocolat au lait sucré que nous connaissons aujourd’hui. Colomb but une gorgée. Il détestait ça. C’était trop amer. Trop étrange. Il tourna le dos aux haricots. Il a perdu une fortune.

Une lente réalisation

Le licenciement de Columbus n’était pas la fin de l’histoire. C’était juste un retard. Dix-sept ans plus tard, en 1519, un autre Espagnol arriva. Il regardait les mêmes haricots différemment. Il a vu de la valeur là où Colomb n’a rien vu. Il a reconnu le potentiel du cacao. Ce moment a marqué le début du voyage du chocolat jusqu’à la Cour européenne. Mais tout a commencé par un malentendu. Et une occasion manquée.